dimanche 7 janvier 2007

arrêt sur images



ce chameau qui est en train de boire un coca cola est devenu mythique dans notre tourisme, comment ne peut il pas l'être avec toute la médiatisation de laquelle il jouit :D


je me rappelle que j'ai visité le sud tunisien, à l'âge de 4 ou 5ans, et que j'ai été impressionné de cet animal qui était un fun de boissons gazeuses.


mais j'ai pas mis trop de temps pour comprendre ultérieurement, grâce à ma petite cervelle, que notre tourisme n'est pas seulement ce chameau, mais qu'il y a tout une panoplie de sites archéologiques, de musées, de plages paradisiaques, de motagnes, de forêts...

bref la liste est longue, je ne vais pas m'attarder à citer tout ce qui est touristique en tunisie.


ce qui me dérange par contre, c'est que malgré toutes ces richesses, le touriste étranger (majoritairement allemand, anglais, italien et français) ne garde en mémoire de son séjour que l'image d'un pays perdu dans un immense désert, avec du soleil toute l'année, des plages, et un chameau qui boit du coca.


c'est misérable certes qu'on n'arrive pas à véhiculer une image autre que celle ci du pays.

est ce que vous avez jamais croisé un touriste qui connaissait "ibn khaldoun", "taher hadded", "abdelaziz thaâlbi",ou quelqu'un de ceux qui ont rayonné à une certaine époque, apportant du nouveau tant au niveau local, que continental ou mondial?

dommage qu'on se dissocie de son histoire, qu'on n'impose pas sa culture, une culture qui brillait de mille feux, à un certain temps où l'europe plogeait encore dans l'ignorance et le dogmatisme.


dommage qu'ils ne connaissent de nous que ce qui n'apporte rien, ou presque...

jeudi 4 janvier 2007

dernière dépêche

date: le 23 décembre 2006
lieu: banlieue sud de tunis
évènement: peu habituel chez nous

l'histoire commence (et se poursuit encore) le 23 décembre 2006, quand le ministère de l'intérieur tunisien communique, dans un ton inhabituel, une poursuite entre forces de l'ordre et des individus armés, qui s'est terminée par la mort de deux des poursuivis et la blessure de deux policiers.

j'ai bien dit que c'était un évènement peu habituel chez nous à cause de l'affaire en elle même, de toute ma vie, je n'ai jamais entendu une annonce pareille d'un organisme officiel pareil dans un pays pareil.

il y aurait peut être eu quelques rebondissements auparavant, mais jamais de cette manière, ni avec ce niveau de médiatisation.

ce premier communiqué m'a procuré un certain sentiment de peur sur l'avenir du pays, mélangé d'un peu d'optimisme, un optimisme puisant ses origines dans la quête continue d'une information claire, libre et concise.

mais hélas, ça n'a pas trop duré.
en fait, en l'absence d'information complémentaire, ce sont les rumeurs et les analyses personnelles qui ont pris le dessus dans cette affaire.
depuis ce communiqué du 23 décembre, tout semble plus ambigü que de ce qu'il était avant.
la source officielle donnent des infos au compte gouttes et c'est au peuple, qui se trouve dans l'impasse, d'aller chercher ailleurs, dans les chaînes d'information, dans les journaux étrangers, sur les agences de presse en lignes...

la source officielle se contente de commenter les dernières dépêches qui paraissent quotidiennement, pour confirmer ou plutôt pour démentir certains news, comme si elle n'est pas partie prenante dans cette affaire.

mais jusqu'à quand ça va durer?
jusqu'à quand on va suivre aljazeera, alarabia, reuters et les autres pour avoir une idée sur ce qui est entrain de se passer?
jusqu'à quand on va rester dans cette ignorance?
quand est ce qu'on va avoir le courage de dire "il s'est passé ça et ça, ici et là bas"?

le peuple est impressionné par les forces qui ont été mises en oeuvres pour "éradiquer" ce groupe d'armé, des forces qu'on a pas eu l'occasion de voir précédemment, présentes sur tous les axes qui mènent à la capitale et quasiment dans toutes les villes, des forces armées jusqu'aux dents (c'est ce que je crois savoir d'après les commentaires de certains internautes sur plusieurs fora de discussion) et qui sont prêtes à l'assaut à tout moment.

mais ce que le peuple ne sait rien de ces ennemis: combien sont ils? quel est leur but? est ce qu'ils se cachent encore? ont ils tous été abbatus?
ça personne ne le sait.

je me demande en fait, en tant que simple citoyen:
jusqu'à quand va durer cet état de siège dans le pays?
est ce que les services secrets, pourtant "jouissant d'une très bonne réputation", n'ont pas pu déceler ce groupe un peu avant l'éclatement de cette affaire?
la dernière dépêche annonce que les forces de l'ordre ont abbatu 12 personnes et arrêtés 13. j'aimerais bien savoir la motivation d'un seul de ces 13 qui ont été arrêté?
est ce des motifs politiques, religieux ou autres qui sont derrière cette mascarade?
...?

je crains que cette affaire prenne du sérieux tant au niveau de l'information que sur le terrain.
finalement, je ne peux que plaindre dans un premier lieu les gens qui vivent quotidiennement cette misère sans le mériter, et dans un second tout le peuple qui est encore dans les ténèbres de l'ambiguïté et des rumeurs.

vive la tunisie libre et indépendante,
vive le peuple tunisien,
que dieu nous préserve de ce que nous cache l'avenir.

mardi 2 janvier 2007

un aïd sans goût, ni âme.

voilà, c'est mon deuxième aïd que je passe en france (après aïd el fitr le 23 octobre dernier), mais c'est la première fois que je me sens bizarrement étranger sur ces terres.

rien ou presque ne marquait le jour de l'aïd, contrairement au précédent, où le fait de fumer sa cigarette devant la porte de l'école marquait une transition notable.

bref, je ne vais pas dramatiser sur ce point, mais le message que j'ai voulu faire passer, c'est que je ne suis jamais arrivé à m'apercevoir de l'ambiance de cette fête religieuse que lors de la première fois où j'ai pas eu la chance de la vivre chez moi.

je m'arrête ici, je vous souhaite une bonne année 2007, et j'espère que votre avenir sera aussi radieux que votre présent et votre passé.

samedi 30 décembre 2006

adieu saddam...

je ne veux pas faire l'éloge de cet homme dans ce post, je ne l'ai pas très bien connu pour pouvoir porter le bon jugement.

quand j'essais de revenir avec ma mémoire des années en arrière, il y a toujours cette image d'un président charismatic, qui n'a pas peur des autres, et qui assure qu'il va gagner sa guerre contre l'ennemi américano-britannique, dans un langage peu habituel pour un leader d'une nation arabe, un langage où se mélangent ironie, confiance et opposition à l'impérialisme occidental.

de la guerre du golfe aux opérations renard du désert et tornade du désert et les autres dont je ne me rapelle plus en ce moment, saddam donnait à travers ses discours diffusés à travers la chaine nationale irakienne (l'unique à cette époque) non seulement des leçons de morale pour ce qu'ils considère assassins, envahisseurs et colonialistes, mais aussi il ravivait un certain sentiment de fiéreté, longtemps absent ou plutôt oublié par les peuples arabes.


je peux aimer saddam rien que pour le fait que, durant les vingt quatre années de pouvoir, il n'y avait jamais eu de troubles entre les communautés sunnite, chiite et kurde.

je peux aimer saddam rien que pour le fait qu'il a osé lancer des missiles sur tel aviv, alors que les autres se sont hâtés pour signer des processus de paix "unilatéraux".

je peux aimer saddam rien que pour le fait qu'il montrait une réelle préoccupation pour le dossier palestinien.

par contre je peux le détester pour tout ce qu'il a dépensé pour s'acheter des armes qui n'ont servi que pour les gens qui sont en train de s'entretuer avec pendant ce temps.

je peux le détester pour le fait qu'il a entraîné son peuple dans deux guerres sans merci contre l'iran et contre le koweit soutenu par "le reste du monde".

je peux le détester pour le fait d'avoir tué des milliers d'innocents, avec ou sans fins précises.

...
...
...

bref, je n'arrive pas à dire si je l'aime ou bien si je le déteste, mais ce qui est sûr, c'est que je l'estimerait pour toujours, j'admirerais son courage et sa fièreté face à son bourreau, en refusant de mettre une cagoule pour cacher sa tête.

les américains ont voulu jouer le bras de fer avec les pro saddam, en choisissant une date très "ciblée" pour exécuter le "dictateur", aussi symbolique qu'humiliante dans un jour supposé de fête et de miséricorde (le premier jour de l'aïd el kébir, aïd al idh'ha); ce qu'ils ne savent pas encore, c'est que peut être la guerre vient de commencer.

que Dieu apaise les esprits, nous épargne une agitation de plus dont on n'a pas besoin, surtout avec tout ce qui se passe déja sur le terrain.

lundi 25 décembre 2006

dimanche 24 décembre 2006

arrête, je ne veux pas te voir nue

tout le monde, ou presque, connait ces sites où l'on peut publier ses photos, et éventuellement celles de ses amis.

je ne vais pas essayer d'analyser la dimension socio-psychologique de la chose, en disant que celui ou celle qui publie ses photos veut en fait dire aux autres que il existe parmi eux, car de un, c'est pas mon domaine et de deux, c'est pas ça qui me motive pour écrire cette réflexion.

le côté qui me frappe le plus, c'est cette tendance à montrer son corps de plus en plus, de s'exhiber, et à la limite de faire un strip tease en images pour certaines de nos chères compatriotes.

le phénomène ne cesse de s'amplifier de jour en jour, et de hi5.com à badoo.com en passant de amiz.fr, ça empire à chaque fois.

mais pourquoi exhiber son corps, est ce le seul moyen de dire qu'on existe, ou est ce que c'est le moyen le plus facile?
ne serait il pas meilleur de se faire valoir à travers ses pensées, ses reflexions et ses prises de position?
est ce qu'on se dirige vers une sorte d'esclavage de la femme (par elle même en fait), voulant, sans le savoir la plupart du temps, qu'on la considère comme un corps, associé à des plaisirs bestiaux et à des fins de procréation sans plus?
j'ai eu honte quand j'ai monté une photo d'une compatriote dont le décolté arrive à peine à couvrir ses nichons, lorsqu'il m'a dit: "mais si elle était en espagne, on lui aurait dit habille toi!"

enfin de compte chacun est libre de vivre sa vie comme beau lui semble, mais ça me fait très mal au coeur que certaines sont décrites par tous les noms dans les commentaires (et ça c'est un sujet à part qui peut être traité ultérieurement), sans forcément l'être ou le mériter.

mon mot pour la fin: j'aurais aimé te voir avec une "djebba 9azwardiyya" mieux qu'avec ton "simon pérel".

à bon entendeur.

erreur 404

je ne peux pas me passer de commenter l'actualité de ces derniers jours, concernat la censure de trois blogs tunisiens (felsfa, sami-iii et samsoum).

tout d'abord, dieu merci que les maîtres de la censure ne pouvait déployer leurs pouvoirs sur le monde, car sinon, on n'aurait jamais su ce qui a été écrit.

j'ai jeté un coup d'oeil à ces trois blogs, et franchement je n'ai trouvé aucun motif évident justifiant une telle réaction des décideurs de l'information de chez nous.
est ce que j'ai pas bien lu? est ce que je me trompe?
je ne sais pas mais je n'ai rien trouvé de "censurable" dans ce qui a été écrit, même quand j'ai voulu me mettre dans la peau du censeur même.

je constate que nous sommes devenus leaders sur ce créneau: plus rien ne passe, plus il y a de liberté, moins il y a de liberté (c'est comme pour le gruyère).
mais est ce qu'il ne serait pas plus bénéfique pour le pays d'exploiter ces techniciens et ces ingénieurs de l'ATI (Agence Tunisienne de l'Internet) dans d'autres fins, au lieu de leur charger de la mission de contrôle et de censure?
est ce qu'il ne serait pas plus juduciable s'ils s'étaient penchés sur la résolution du problème de la pénurie des ports adsl dans certaines régions du pays, notamment dans la capitale?
est ce qu'il ne serait pas meilleur de laisser les gens s'informer et informer en toute tranquillité, ou est ce qu'il considèrent qu'avec plus de 100.000 lycéens et lycéennes qui passent le bac chaque année que le peuple doit rester sous leur tutelle?
le tunisien n'a t il pas atteint la maturité requise pour faire un simple jugement ou pour avoir son propre avis?
mais ils se moquent de nous avec ce qu'ils font là!

interdire au nom de la liberté, c'est ce qu'on voit de plus con dans le quotidien.
mais enfin, qui sait, peut être que sarkozy s'est inspiré du système de "l'information sélective" pour imposer les nouvelles lois de l'immigration en france.